Coopération décentralisée : deux appels à projets ouverts aux collectivités jusqu’au 15 mars 2019  

- Deux appels à projets en faveur de la coopération décentralisée ont été ouverts, lundi 3 décembre, par la délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales (DAECT).

- Les collectivités qui souhaitent y participer peuvent déposer leur candidature jusqu’au 15 mars sur le site de la commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD).

- Sur le fond, les deux appels à projets sont similaires. Seule la temporalité change.
- Le premier est un appel à projets généraliste « annuel » pour l’année 2019.
- Le second est « triennal » et couvre la période 2019-2021.
- « En cas d’incertitude sur la durée, les collectivités sont invitées à privilégier l’appel à projets annuel 2019 et le cas échéant à candidater à l’AAP annuel 2020  ».

- Dans les deux cas, ces appels à projets s’adressent aux collectivités territoriales françaises ou à leurs groupements, « qui mènent des projets dans le cadre de partenariats de coopération décentralisée avec des autorités territoriales étrangères  », et ont pour ambition de « mettre en œuvre, à l’échelle des territoires, en France et à l’étranger, les objectifs globaux  » inscrits dans l’Agenda 2030 pour le développement durable et les 17 objectifs de développement durable, adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015, et dans l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur en 2016.

7 thématiques
- Les collectivités sont donc invitées à présenter des projets d’aide publique au développement (APD) qui s’inscrivent dans l’une des sept thématiques suivantes :

- En 2017, selon le rapport annuel de la CNDC, la contribution des collectivités au développement extérieur était surtout dirigée vers les secteurs eau et assainissement (11,7 millions d’euros soit 24 %), historiquement en tête (depuis la loi Oudin-Santini du 9 février 2005), agriculture (10 %), aide plurisectorielle (8 %), éducation et formation (8 %) et gouvernement et société civile (6 %).

3 conditions
- La DAECT exige des collectivités qu’elles satisfassent trois critères « sous peine d’inéligibilité » :

- Sur le fond, la DAECT retiendra « prioritairement » les projets qui favoriseront l’égalité femmes-hommes, la réciprocité entre les territoires et la participation des entreprises.
- Le cofinancement accordé par la DAECT peut aller jusqu’à un maximum de 50 % du montant du projet.
- Via la Facilité de financement des collectivités territoriales françaises (Ficol), l’Agence française de développement (AFD), opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, est « également susceptible d’être partenaire des collectivités dans le cadre de sa mission dans les pays en développement ».

- Accéder à l’appel à projets généraliste 2019

- Accéder à l’appel à projets généraliste 2019-2021